Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, ou comme cestuy-là qui conquit la toison, et puis est retourné, plein d'usage et raison,
vivre entre ses parents le reste de son âge !
Mouais ... plein d'usage et raison ... certes ! Vivre entre ses parents le reste de son âge ... re mouais !
J'apprécie de passer chez mes parents, au sein de la famille, mais en général pas bien longtemps. L'euphorie est de courte durée. Quelques heures passent puis s'installe un sentiment de gêne et
d'ennui. A vrai dire le moment le plus joyeux se situe lors du trajet en voiture. Une fois arrivé à destination je déchante à la vitesse grand V.
Je prends des nouvelles de mon entourage, espérant même qu'une note positive ponctue ma venue. A l'Est rien de nouveau. Tout empire inexorablement. J'ai envie de repartir aussi sec.
Le plaisir des yeux est ma seule réelle satisfaction. Je suis au « vert », au calme, avec une magnifique vue sur les collines et la foret verdoyante. Pourtant après avoir à peine pris
possession des lieux je pense deja à mon départ. Le plus tot sera le mieux. Je me fais chier comme un rat mort.
Coté conversation je ne suis pas très loquace ni expansif. Pas envie. Je me retiens d'annoncer à ma mère que j'en ai un peu ma claque de mon boulot et je prépare en douce une hypothetique
reconversion. Encore moins je lui parle de ma situation sentimentale. D'ailleurs même à mon frère je n'en touche mot. A quoi bon ? Cela va lui faire une belle jambe de savoir que la lose a
posé ses griffes sur mes frêles épaules. Les serres lacèrent les chairs.
J'en ai profité pour visionner un DVD c'est toujours ça de pris. « Bons baisers de Bruges », une comédie noire aux dialogues bien trouvés m'a fait passer un bon moment. Et d'un
!
N'arrivant pas à trouver le sommeil j'ai zappé jusqu'à pas d'heure. Je n'étais plus habitué à me poser passivement devant un écran. J'ai aussi relu avec nostalgie un « Picsou
magazine » de 1987. Ah ... cette fois j'ai tout bien tout compris ! Enfin ! Trop bien les Castors Junior, les Rapetout, Dingo et Clarabelle !
Le temps perdu ne se rattrape plus. Vie de merde.
par tinkywinkyviolet
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1 minute et 17 secondes :
a) mon piètre record d'apnée statique
b) ma pire prestation sexuelle après une raclette gargantuesque
c) un oeuf au plat pas cuit de chez pas cuit
d) la durée nécessaire pour régresser dans l'échelle sociale
Je chatte avec un contact (« une » plus précisément). A vrai dire on avait déjà auparavant discuté mais je ne pense pas qu'elle en revanche s'en souvienne. Mes prestations ne sont pas
inoubliables, loin s'en faut. Spontanément elle me parle de son blog. Ah ... bigre ! J'adoooore ! ... Ah ... c'est un Skyblog. Tant pis ! Je regarde quand même, je suis tolérant et ouvert
aux autres. Hum hum ! Une erreur s'est glissée, sauras tu la dénicher ?
Elle y explique en quelques lignes ses déboires. Quand je dis déboires je suis gentil, c'est la version édulcorée, pour les jeunes enfants. Par ce que la réalité est tout autre :
1ere rupture d'anévrisme ; 2ieme rupture d'anévrisme.
Je vois sur les photos que la femme est en fauteuil, mais a toute sa tête si j'en juge les messages échangés.
Elle me propose spontanément de passer chez elle. J'accepte. Elle me donne toutes les infos qui vont bien. Je l'appelle histoire de tout de même me faire une petite idée.
Elle décroche, et me répond avec une voix faible, cassée, à peine compréhensible emplie de trémolos. En l'espace de quelques secondes je réalise que je n'y arriverais pas. Je ne suis pas près
pour cela. Jamais je n'arriverais à tenir une conversation en tête à tête. C'est bien trop dur. J'ai presque les larmes aux yeux. Je raccroche lâchement après m'être excusé tant bien que
mal. 1 minute et 17 secondes se sont écoulées.
Cette femme a sans doute dix fois, cent fois, mille fois plus de courage et de volonté que moi et s'accroche à ce qu'il lui reste d'une poigne de fer (sa famille). Alors que moi dès qu'une
petite contrariété pointe le bout de son nez je fais l'autruche ou envisage de me jeter sous le premier train venu. Je suis sur qu'elle cette femme aurait beaucoup à m'apprendre de la vie,
ses tenants et aboutissants.
Que voulait-elle ? Simplement avoir un peu de compagnie afin pouvoir converser avec une personne à ses cotés. Moi comme un con d'une part je pose les mauvaises questions, je l'entraîne vers
du graveleux et comble du comble, tel un pleutre couard je quitte le navire. Je ralonge la liste des courageux qui en ont fait même.
Et si c'était ma mère ? Et si c'était mon frère ? Hein ? J'y ai repensé après coup, pas fier pour un sous. J'suis qu'une merde.
(*) salaud sans coeur
par tinkywinkyviolet
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Malgré un bulletin scolaire calamiteux, Ingrid a tout de même été libérée. Hé oui, elle était bête en cours.
Ce jeu de mots pourris traduit bien l'état dans lequel je suis. Fatigué, à la ramasse, démotivé, en compote, le moral au fond des bottes. Bordel ! J'ai besoin d'amour, de bisous, de câlins ! Mais
ce n'est pas tout il me faut aussi du pognon, des vacances, et une bagnole avec la clim' qui fonctionne.
Je ne sais pas si ma rencontre avec S. va se transformer en une merveilleuse histoire. J'aimerais y croire mais l'implacable réalisme me rattrape et me fait dire que heu bah en fait ... A suivre
mais je pense que c'est mal barré.
Toute déconvenue marquera la fin de la trêve estivale. Entendre par là que je me réinscrirais sur un site de rencontre et que je déterrerais la hache de guerre. Une hache émoussée, qui
n'impressionne plus personne.
Soupir et re soupir. J'en ai maaaaaaaaaaare.
par tinkywinkyviolet
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3 phases immuables régissent ma vie de célibataire du moment. 3 phases de durée variable, se répétant dans un ordre aléatoire.
Phase 1 : un vent de liberté souffle dans mes cheveux. Je n'ai de comptes à rendre à personne, je vis ma vie comme je l'entends. Je fais un
pied de nez à terre entière. Je rencontre du monde, je me lâche, je me retrouve fourré dans des plans cul parfois pathétiques. Je me vautre dans une confortable sérénité
temporaire. Je prends les choses telles qu'elles se présentent, sans compromis, sans réfléchir plus loin que le bout de mon nez. Une sorte de carpe diem de façade. Tout n'est
qu'illusion. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne suis pas capable de prendre de décisions. Je vous emmerde tous. Les couples que je côtoie de près ou de loin ne me font pas rêver et ne me
donnent pas envie de rejoindre leurs rangs.
Phase 2 : du pain béni pour un entomologiste en herbe : j'ai le cafard, le bourdon, un araignée au plafond. Je suis las de faire
du sur place, de n'arriver à rien, d'enchaîner déconvenues sur déconvenues. Je désespère de ne pas réussir à avancer. Toutes mes approches se soldent par un grand coup d'épée dans l'eau.
J'ai beau me remettre en question, me dire qu'il serait grand tant d'essayer de (re)construire, de (re)partir sur des bases saines. Le chronomètre tourne. Tout le monde autour de moi est casé,
semble heureux avec des gosses, une tripoté de projets et un labrador. Je suis mal, très mal., au fond du trou. J'ai envie de chialer. Tout me saoule. Je reste cloîtré chez moi à me
morfondre. Je n'ai ni envie de sexe ni d'éphémère. Je désire bâtir, bâtir à tout prix, même si au final mon édifice sera bancal, bâclé et conçu à l'aide de torchis
friable. Je suis près à sortir avec n'importe qui susceptible de m'apporter un peu d'amour et d'affection. Je quémande une fille célibataire à qui veut l'entendre. Je fais pitié. Je me fais
pitié. Je ne suis absolument pas lucide. Je fais n'importe quoi. Je me raccroche aux branches. Je me persuade que même les pires contacts ou connaissances seraient susceptibles d'être les
femmes de ma vie. Je rappelle d'improbables nanas. J'y crois dur comme fer, mais en général pas bien longtemps. Fort heureusement d'ailleurs.
Phase 3 : Je suis posé, lucide et détendu. Je suis dans une bonne dynamique. Je sais ce que je ne veux pas et du coup je ne m'attarde pas sur
les cas désespérés ou trop éloignés de mes idéaux. Je prends plaisir à discuter avec mon entourage. Pouvoir exorciser mes petits tracas me fait un bien fou. Je m'aère, je fais du sport, je
prends le temps de vivre et de m'ouvrir l'esprit. Je ne me formalise pas d'être seul mais cependant j'essaie d'insuffler une nouvelle dynamique. Je vais de l'avant. La femme de mes
rêves existe, elle n'est sans doute pas très loin, tapie dans l'ombre. J'en suis persuadé. Il ne me manque qu'un petit coup de pouce du destin. Mon heure (re)viendra.
par tinkywinkyviolet
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Non mais vraiment baffez-moi. Mais avec modération, juste quelques légères trempes savamment distillées afin de remettre mon cerveau lent en
place. Hé hé cerveau lent - cerf volant ... On me signale dans l'oreillette que le concours international du calembours le plus pitoyable se dispute dans le bâtiment d'en face. J'en prends
acte. J'y go ... d'agneau. ! Autorisation de m'achever !
A t-on idée d'offrir de l'alcool à une femme en guise de cadeau d'anniversaire ? Hein franchement ? Ah ? C'est bien ce qu'il m'a
semblé ... après coup ! Trop tard, bien trop tard, le train du mauvais goût était déjà lancé à pleine vitesse sur les rails du manque de savoir vivre.
Malgré mon présent à la finesse de mammouth, la terre n'est pas sortie de son orbite et le soleil s'est levé le lendemain
matin avec la même nonchalance habituelle. Ce n'étais donc pas si grave ? La fois prochaine si prochaine fois il y a, je tacherais de proposer un cadeau un brin plus raffiné, plus
personnel.
Je critique la terre entière, je pense que les autres sont nuls et/ou ignorants mais au final je ne vaux guère mieux. Je fais encore et
toujours des erreurs dignes d'un lapin de 6 semaines.
Sans transition aucune. L'un de mes récents contacts, une jeune écrivain de son état, "pond" avec amour des livres remplis de mots
qui mis bout à bout forment des phrases. Incroyable n'est-ce pas ? Trêve de plaisanterie. Trois ouvrages dans le registre de l'heroic fantasy publiés à son actif force mon
respect. Même si je n'ai pas eu l'occasion de m'attarder sur le contenu. Pour le moment … Mais c'est sûrement très très bien. D'ailleurs tous mes contacts sont formidables au plus haut
point.
J'espère la rencontrer "en vrai". En bon profane que je suis, je vais l'inonder de questions portant sur son art. De nombreuses
interrogations se bousculent dans ma tête.
J'ai hâte de connaître son mode opératoire, savoir de quelle façon elle s'y prend pour élaborer une trame, puis dresser l'ossature d'un livre.
Quelles sont les grandes étapes à suivre, comment mettre en forme et lier une multitudes d'idées éparses ? Comment avoir son style propre, un coup de griffe bien à soi sans pour autant véhiculer
un air de réchauffé ou pire de plagiaire ? Comment utiliser des mots kivonbien, éviter les pièges grossiers et les lieux communs ? Et enfin mais non des moindres, comment
convaincre un éditeur de publier votre manuscrit, votre bébé chéri.
Je ne m'attends bien sur pas à des réponses universelles toutes faites. En tant que petit Padawan je souhaite profiter de son point de
vue objectif, sa vision, partager son expérience.
Tout un programme ! Je suis prêt pour un cours magistral … Oh oui maitresssssse ! Déshabillez-moi, déshabillez-moi ! Oui, mais pas tout
de suite, pas trop vite …
par tinkywinkyviolet
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On a les contacts qu'on mérite. Des fois faut pas s'étonner si les conversations volent au ras des pâquerettes et que la personne en face a
autant de jugeote à opposer qu'une poule d'eau prématurée
Love is all !
Un concentré de pur bonheur, d'innocence, de fraicheur, d'idyle magnifique, de conte de fée formidable, de romance des temps modernes avec des morceaux de preu chevalier basané
à l'interieur. Beau comme un amour de vacances de nos 14 ans au camping des Flots Bleu, à la seule difference que dans ce cas là l'interresée a le double d'age.
Silence ! Clap ! Moteur ! Ca tourne.
moi : cela te dit qu'on essaie une fois de se voir ?
elle : non j pense pas , suis prise
moi : ah ok
elle : veut dire sentimentalement je l'ai en tete et dans mon coeur
elle : il es loin certes mais c fort
moi : il est ou ?
elle : turquie
moi : t'es vraiment naive
elle : de koi
moi : tu crois vraiment qu'il va rester fidèle sachant que tu es à des milliers de km et que tu ne vas le voir que tout les x mois ?
[...]
Mais bon, cela doit etre moi, moi et mon coeur de pierre, toujours en train de tout gacher. Je n'arrive pas etre heureux alors du coup je crée un transfert, je décale mon malheur vers les
autres.
Si ça se trouve cette jeune ingénue va vivre une histoire de cœur passionnée et passionnante sur les rives du Bosphore avec un beau brun ténébreux dopé au loukoum, fan de Tarkan. L'histoire
de sa vie.
A force d'être méfiant et sceptique j'en gâche ma propre existence. Quand je pense au nombre de fois où je n'ai bêtement pas donné suite au mail d'une veuve camerounaise m'expliquant qu'il
y a 40 millions de dollars qui m'attendent sur place bien au chaud dans une valise. Pour les récupérer il me suffisait que j'envoie une bagatelle, un simple virement postal de 15000€.
Quelques habiles manœuvres diplomatiques feront le reste et le pactole aurait pu être à moi. A moi les millions, les Margarita et les putes de luxe dans un jacuzzi .
Mais non ! Je suis trop con, je n'ai pas osé me lancer, j'ai eu peur, aigri, persuadé qu'il y avait baleine sous gravillon. Faute de Knacky Herta je suis passé à coté des choses
simples et je n'ai pas su saisir la chance inespérée qui s'offrait à moi.
par tinkywinkyviolet
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Formule chère au professeur Keating, Carpe diem (quam minimum credula postero) se traduit en gros par cueille le jour
présent, en te fiant le moins possible au lendemain. Une locution pas facile à décrypter, je vous l'accorde, sans avoir fait un minimum d'allemand. Mein Gott !
Quitte à faire du sur place, autant le faire dans la joie et l'allégresse !
par tinkywinkyviolet
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Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal
par tinkywinkyviolet
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On ne badine pas avec l'amour. Du moins en théorie.
Tant que machin n'est pas officiellement casé avec machine, les deux protagonistes gravitent tels deux électrons libres. Oui libres ! Totalement libres de faire croire tout et n'importe
quoi, de donner de l'espoir, d'envoyer de fausses pistes, de vivre sa vie, de ne pas avoir de comptes à rendre, de faire jouer la rude concurrence, de vivre sa sexualité comme bon lui semble,
jouer avec les sentiments d'autrui, de boire de l'eau fraîche, j'en passe et des meilleures …
Dans les grandes lignes cela se passe ainsi. Chacun doit en accepter les règles et s'y plier. Pas d'exclusivité, de promesses, de CDI. Je suis le premier à appliquer les consignes à la
lettre, à jouer par moment les putes de bas étage sans foi ni loi. Mais j'avoue que mon ego en prend sacrement un coup au moral quand le retour de bâton est pour ma pomme.
Je dois me résoudre à accepter que ma gueule, ma conversation, mon caractère ne plait pas à tout le monde et que dans ce cas qu'il n'y a pas lieu de se sentir frustré ni jaloux. C'est le
jeu de la vie, chacun y fait son petit marché. Meme si ca fait mal au cul de s'entendre dire que je ne suis pas son style, que mon humour est lourd et peu intuitif, que ma vie est faiblement
rock'n roll...
Comme je ne vis pas dans un monde idyllique, que je ne côtoie pas les Bisounours et que des pétales de roses ne tombent pas du ciel, évidemment que je ne fais pas abstraction. Je suis bel et bien
frustré et jaloux. Mais alors au plus haut point, sans équivoque. Quand je suis dans un bon jour cela ne dure pas longtemps et j'arrive sans trop de difficultés à rebondir, à détourner
artificiellement mon cerveau vers d'autres préoccupations.
Une minute de bonheur. Blaze, mon bon Blaze, flattez-moi !
Comme la technologie se fout parfois (aussi) de moi, lors d'une discussion par web cam interposée je n'entendais pas mon interlocutrice. Sans doute un problème en régie ! Du coup je
blablate à sens unique comme un débile, je me lâche, répond à ses questions au travers d'un presque monologue. Je la vois sourire à mes propos, elle me répond par écrit. Apparemment mon humour de
salle de bain, ma verve d'orateur fait mouche, elle apprécie ma prestation improvisée. Jusqu'au point de me sortir qu'elle adore mon humour et que je dois sûrement toute les faire tomber. -
Blanc - Si seulement !
Formidable, elle souhaite qu'on se rencontre, ça tombe bien moi j'ai envie de la ni…, de la rencontrer également !
par tinkywinkyviolet
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Flashback. Putain 3 ans à peu de choses près ! Lorsque V. m'a annoncé avec perte et fracas et que notre (courte) relation était terminée je
n'ai pas compris ce qu'il m'arrivait. A cet instant précis la terre s'est arrêtée de tourner et le sol s'est dérobé sous mes pieds. Je me suis pris une énorme claque dans la tronche. Le caractère
soudain et imprévisible de la rupture m'a laissé sans voix, sans force, amorphe, et profondément triste. J'en ai chialé. Les jours qui suivirent furent difficiles à la fois pour moi
et aussi pour mon entourage qui sans le vouloir a fait les frais de mon humeur detestable.
J'étais à prendre avec des pincettes, ne surtout pas me demander si j'allais bien parce qu'à toutes évidences non je n'allait pas
bien.
Pour me changer les idées E. m'avais proposé qu'on se fasse une toile au cinoche. Moyennement emballé par la proposition j'accepte malgré
tout. Après tout au point ou j'en suis, cela peut difficilement aller plus mal. On opte pour le dernier Tim Burton du moment, à savoir "Charlie et la Chocolaterie". Un Burton qui plus est avec du
Johnny Depp inside ne peut pas être foncièrement raté ! Allez soyons fou ! J'avais lu vaguement le synopsis, même pas vu la bande annonce. L'affiche du film me branchait bien et je savais qu'il
s'agissait d'une adaptation d'un livre pour enfants que je n'avais bien évidement pas lu ! Maigres pistes. C'est frais mais c'est pas grave ! On se lance ! Verdict d'ici 1h40.
En sortant de la salle j'étais heureux, le sourire aux lèvres, j'avais envie de chanter, de reproduire les mini chorégraphies musicales
tellement kitchs du film . J'étais transformé ! Prêt à me tirer une balle dans la tête quelques heures apparemment puis à présent prêt à donner des « free hugs » à la terre entière en
hurlant à tue tête que la vie est magnifique façon Benigni !
Pourquoi je raconte tout ca ? Tout simplement parce que je suis conscient plus que jamais que mon humeur, mon moral du moment est
capable de passer en un tour de main du « Toit du Monde » à la fosse des Mariannes et inversement. Je n'arrive pas à l'expliquer.
Alors merci à toutes et à tous qui de façons volontaires ou non arrivez à chasser le vilain nuage gris qui se balade obstinément au dessus ma
tête.
Une "bête" rencontre l'autre soir avec une lectrice de mon blog m'a fait le plus grand bien. J'ai pris un réel plaisir à discuter à
bâtons rompus de tout, de rien avec détachement, humour et futilité.
Comme le dit si bien Droopy : I'am so happy !
par tinkywinkyviolet
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Pour le changement de vie on repassera ! Un coup dans l'eau !
Je chatte avec une skyblogeuse adepte des kikoolol cela montre au grand jour dans quelle misère, dans quel désarroi je suis! Pincez-moi ! Faites quelques chose ! Je vais me réveiller
!
par tinkywinkyviolet
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1944. Trop gourmande, persuadée de pouvoir mener avec succès plusieurs fronts tout azimuts la Wehrmacht sombre peu à peu. Rompre le
pacte de non agression en déclenchant l'opération Barbarossa deux ans au auparavant a été en quelque sorte le début de la fin. La campagne de Russie est un fiasco, la bataille de Stalingrad a
coûté un lourd tribu en vies humaines. A présent les troupes soviétiques, tel un rouleau compresseur progressent inexorablement vers l'ouest.
Les rangs de la résistance française quant à elle croissent de jours en jour. Elle se structure d'avantage, s'étoffe, réalise de jolis coups d'éclat, et prodigue un travail de sape.
Les combattants de l'ombre faciliteront le futur débarquement massif des alliées sur les plages normandes.
QCM : Ma vie de ces derniers jours ressemble t-elle à celle des alliés, forts et structurés ou plutôt à celle des forces de l'Axe éparpillées, arrogantes, persuadées d'être les maîtres du
monde, enchaînant deblacles, défaites, déroutes, désillusions, drames … ?
Sans transition aucune, ca pue le sperme dans le bureau. Charmant !
par tinkywinkyviolet
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« L'année dernière nous étions au bord du gouffre mais cette année nous avons fait un grand pas en avant »
Si j'étais une entreprise aucun autre autre slogan ne serait plus adéquat que celui ci.
A chaque fois je pense faire une jolie rencontre il y a toujours un gigantesque grain de sable qui vient gripper la machine. Car oui, mon être
est une machine, sensible, précise, qui supporte mal les brusqueries, qui nécessite qu'on prenne soin d'elle, qu'on la bichonne.
Derniers faits en date : une très jolie discussion avec une femme plein d'humour, de répartie, de culture, de fantaisie, de décalage, de
second degré. Bref tout ce que j'aime. Des heures de causette à bâtons rompus au téléphone. Le parfais feeling. Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas dans un tel état. Arrive le
jour J à la fois tant attendu, tant redouté de la rencontre en vrai, en « live ». Quelques photos de piètre qualité de sa part ne m'ont pas permis de me faire une idée valable sur
la fille en question. Mais c'est pas grave, j'suis à fond, tout love-love, avec des milliers d'idées qui fusent dans mon crane, des tas de mini films déjà montés, prêts à être projetés au grand
public.
Et soudain c'est le drame ! Dès la rencontre, le premier regard, j'ai de suite compris que c'était mort, que l'oiseau rare s'est envolé,
que le soufflé s'est pitoyablement affalé. Cela ne va pas le faire. Je bloque, je me cabre, je suis crispé.
Les raisons de la colère ? Certes je ne suis pas bien grand je peux pas le nier mais C. ne jouais pas du tout dans la même catégorie que moi.
Je faisais figure d'un vrai nain à ses cotés, elle et ses talons ! La lose ! Physiquement ce n'était pas vraiment ca non plus. Moi et mes idéaux. Vous reprendrez bien une seconde dose de
lose ? Cependant les très agréables moments passés à discuter de nos vies, de notre conception du monde, de ce qui nous faisait vibrer, la vie de couple idéale, j'en passe et des meilleures
ne sont pas à remettre en cause.
Non rien de rien je ne regrette rien. La vie est juste mal faite.
par tinkywinkyviolet
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Comme une sombre merde je m'enfile mon deuxième copieux verre de Jet 27 on the rocks. Tout seul, comme un débris, réalisant que j'ai rien fait
de constructif de la journée hormis être allé chez le coiffeur. (Et encore ces connards ont augmenté la coupe homme de 2€). Monde de merde. Vie de merde.
Je n'arrive à rien. Je vais finir seul, comme un vieux con.
En plus le Jet c'est vraiment pas bon, j'ai l'impression de boire du bain de bouche. Mais comme j'suis vraiment pas bien je fait abstraction, les evenements glissent sur moi, je ne realise
pas.
Demain est un autre jour, fusse-t-il meilleurs.
par tinkywinkyviolet
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C'est pas la lose à proprement parler mais cela y ressemble fortement. Chef la recette ! Vite viiiite ! Alors alors,
prenez en vrac une bonne dose de désillusion, un zeste de rattrapage aux branches, une bonne cueilleré à soupe de sorties, des binouzes, un zeste de 95F, une once de dîner
en tête à tête limite mal à l'aise, une louche de roulage de pelles, une grosse pincé de questionnement interne et ... deux poufs
Mélangez bien le tout sans ménagement et enfournez à thermostat 7.
Mmmmmhh trop alléchant !
par tinkywinkyviolet
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Ma semaine de congés arrive inexorablement à terme. C'est pas plus mal d'ailleurs car tout fut laborieux.
J'ai vegeté , enfermé volontaire dans ma tour d'ivoire, persuadé que les choses allaient changer par la voix du Saint Esprit. Certes j'ai pris du temps pour moi, mes
affaires sont en ordre, mes comptes à jour et mon appart top classe ! J'ai quand même remué un peu ma graisse en ressortant le vélo et en allant en répète. Je ne végète pas tant que cela tout de
même. Auto persuasion quand tu nous tiens.
J'ai regardé quelques dvd, notamment le spectacle de Stephane Guillon que j'ai trouvé plutôt bon, caustique à souhait et raccord avec l'actualité. Un bon moment d'humour noir, de rire
grinçant.
Malgré les éloges appuyées d'un collègue, « la faille » restera pour moi une grosse daube. J'ai lâchement capitulé au bout de 50 minutes tant il ne se
passait rien et tant les acteurs jouaient faux. Oui j'ai probablement raté un film haletant avec une fin avec un suspense à couper au couteau. Je sais je sais ! Tant pis ! Je prends le risque de
passer à coté d'un chef d'oeuvre de thriller !
Ma musette regorge de plan B, un autre chef d'oeuvre de dvd s'offre à moi. Un documentaire expliquant que les attentats du 11 septembre 2001 bah heu c'est
comment dire une sinistre masquarade, un complot gigantesque orchestré par je ne sais qui. Forcement faut etre un brin partisan pour adhérer au reportage. Comment vérifier l'info ? Comment
recouper les sources ? Là est toute la subtilité.
J'ose à peine relire les lignes que j'ai pondu tant j'ai l'impression d'avoir écrit des propos d'une banalité affligeante. Cela n'intéresse personne, même pas moi
d'ailleurs. Si bien est que plus tard je reviendrais sur ce billet, cela me fera une belle jambe de savoir que ce jour là j'ai fait telle ou telle chose insignifiante. Autant dire j'ai mangé une
poire, sucrée et juteuse. C'est tout autant voire plus palpitant.
Ce qui fait défaut ? Des scoops, du lourd ! Des phrases choc et polémiques qui déchirent.
Des fois j'suis dur avec moi même. Mais où est donc passé mon mojo, mon fluide ?
par tinkywinkyviolet
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« Tu es un de ces rares hommes qui en fait m'a interpellé depuis un an tout simplement »
Vraiment par moment je mérite des baffes encore plus que d'habitude tant j'ai l'impression de faire n'importe quoi, de gâcher ma vie.
Jamais deux sans trois disait Monsieur Peugeot en franchissant le Rubicon. Au grand dam cela ne fera 'que' la troisième nana d'affiliée qui éprouvait des sentiments
à mon égard et que le laisse lamentablement en plan. Grand Seigneur de classe internationale de mon etat j'ai mis le holà, freinant des quatre fers, considérant une relation sérieuse et
conventionnelle incompatible.
Une fois que j'aurais fait le 4 à la suite et que Julien Lepers m'aura décerné la médaille du plus grand blaireau, indécis, iceberg sans coeur, égoïste, coureur de
jupons, mufle, profiteur (rayez les mentions inutiles) j'essaierais de faire table rase du passé et repartir sur nouvel élan. Si tant est que la femme idéale existe.
Dans le cas contraire j'irais m'acheter une corde et un tabouret. J'ai 5% de réduc chez Leroy-Merlin.
(*) oui, je suis assez fier de ce jeu de mots pourri
par tinkywinkyviolet
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Putain mon blog est niqué ! J'ai pas le courage de regarder en profondeur ce qui merdouille. Apparemment des tables sql sont manquantes. Mon fournisseur d'accès à fait une coupe à
la hussarde dans mon espace perso en virant les tables verolées suite à une génération massive de spam de ma part. C'est un comble ! Moi un spammeur ? Avec le blog le moins lu de la
planète.
Du coup il n'est plus possible de déposer un commentaire, ni de lire les anciens. La lose intégrale.
Le p'tit prince a dit puisque que c'est ainsi trouvons une solution de repli. (hu hu ca rime). Over-blog me voici me voila ! Tache de ne pas me décevoir, car ma plus belle histoire
c'est toi !
Pour l'instant je copie colle d'un blog à l'autre. Oh bordel qu'est-ce que j'ai pu en écrire des conneries. Le pire c'est qu'en
faisant ca, je me fait au flash-back et je prends d'autant plus conscience du temps perdu.
par tinkywinkyviolet
publié dans :
I'm a creep, I'm a weirdo
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