Toujours finger in the nose ! Mon voisin est par contre un boulet fini en plus il n'arrête pas de lorgner vers moi sans
raison apparente. En tout ca me fait plaisir de découvrir qu'il existe plus nul que moi. Mon estime de moi, en temps normal bien basse est remontée depuis début de semaine. Et ca c'est une bonne
nouvelle.
Bonne nouvelle ? Vous avez dit bonne nouvelle ? Ah transition quand tu nous tiens. Ce soir j'assiste à une représentation de comiques en devenir ou s'etant déjà frotté au milieu. Le
spectacle se passe à l'étage d'un resto/bar rue … bonne nouvelle ! Bah oui faut suivre !
Un jury est présent afin de leur donner un avis pas toujours objectif, de leur prodiguer des conseils ou de leur donner un coup de bambou sur la nuque quand ils sont fins nuls. Accessoirement
aussi pour dénicher la perle rare si d'aventure est se présentait. Elle n'est pas venue ce soir là , ou alors elle était très bien cachée. Ce n'est pas bien grave, le notion du bonheur est
ailleurs car j'ai pu apercevoir de dos Paul Belmondo parmi le jury. Cherchez l'erreur !
Les artistes se suivent et ne se ressemblent pas. Tant au niveau de leur registre (imitateur, comique loufoque, comique ethnique, chansonnier …) que de leur performance à proprement dites.
La qualité de leur prestation est disparate et oscille entre presque bon et mauvais. Pour une représentation gratuite je ne m'attendais pas à plus.
Mention spéciale à Jessica Cohen pour ses chansons originales et barrées. J'ai beaucoup apprécié la signification de l'amour au sparadrap : « s'arracher vite pour ne pas que cela fasse
mal ». Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à quelqu'un.
Bigre ! Il fait chaud dans la pièce. Je papote avec ma voisine et je siffle des bières achetées à un prix prohibitif. Mais je m'en fout, je suis dans le move, je profite. De toute façons je
mangerai liquide ce soir.
En sortant des chiottes je croise Paul Belmondo. Yes ! Trop l'éclate. Dans ma tête j'me dit « yeah man, tu peux y aller tranquillou je n'ai pas pissé sur la lunette ni marqué mon territoire
! »
Un fois la représentation terminée je prends encore un verre en terrasse avec quelques irréductibles, à débriefer sur les comiques qui se sont succédés.
J'arrive pile à l'heure pour mon cours collectif d'hindou. A une heure du mat passée je gueule comme un putois pour que cela cesse.