« Ecoute passe une bonne semaine à Paris. Mais je préfère qu'on en reste là ! Un peu limite le coup d'hier.
Autre chose à faire que la pute. Bye »
Hé minute papillon ! La pute ? Quelle pute ? Tout de suite les grands mots. As-tu vu la moindre trace d'argent ? Alors pô pô pô !
Sa réponse m'arrange, je vais ainsi pouvoir assister aux sorties que je m'étais dégotées afin d'occuper mes soirées et de moins entendre mes voisins de chambre/palier/étage qui hurlent en
congolais du sud, en roumain ou même dans la langue de Molière.
Quand je suis à Paris je prends vite le pli, je me surprends à marcher d'un bon pas et de ne pas rechigner à passer 3/4h matin et soir dans les transports en commun. Dire qu'à Strasbourg je fais
des bons quand je suis coincé dans les bouchons et que je mets une demi heure pour aller bosser.
La journée de formation est plaisante. Je pige tout, je suis content, limite curieux d'en apprendre plus. Je suis agréablement surpris de ma propre attitude. Cette formation arriverait-elle
contre toute attente à point nommé ?
Ce soir j'ai loup-garou. Yes ! … Jusqu'à ce que je ne déchante. Le courant ne passe pas trop bien avec les autres joueurs, je suis un peu à coté de la plaque. Faute de les connaitre, ce qui est
on ne peut plus logique, j'ai du mal à rebondir à leur private jokes. Lors des phases de jeu cela ne se passe guère mieux. Je suis un peu dérouté par la façon dont les tours se déroulent.
Mais le plus grave c'est que je n'arrive pas à faire passer mes idées. Lorsque je prends la parole pour m'innocenter l'effet contraire se produit tant mes propos sont confus. Je m'enfonce, je
rame et deviens du coup un suspect aux longues dents. Évidement on m'élimine à la quasi unanimité. Arg ! Vivement ma formation de prise de parole en public.
Je n'insiste pas trop, mauvaise pioche, mauvais choix. A 23h je suis à l'hôtel, certes déçu de ma soirée mais content qu'elle ai pu être révélatrice de mon manque d'aisance à l'oral. Je me
console avec le cours de gabonais qui vient juste de commencer.