La diversion ou l'art subtil de feinter le cerveau en lui envoyant d'autres infos
Un exemple concret qui à l'époque m'avais interpellé. Lors de mon service militaire à vocation ninja -commando-crapahuteur le sport et les grandes manœuvres étaient légion. Les
premières marches interminables allaient me permettre de connaître et repousser mes limites. Rangers rigides et inconfortables aux pieds, un lourd barda sur le dos, casque visé sur le
crane, Famas en bandouillere, nous voila parti pour une « folle » journée de marche à travers les bois enneigés de la Foret Noire.
Le soldat Tartempion m'avait subtilement expliqué qu'au début le sac me paraîtra lourd mais qu'au fur et à mesure que les kilomètres vont défiler j'aurais tellement mal aux
panards que je ne prêterai même plus attention au fait que je porte sur mon dos la maison d'un escargot géant.
Quelque peu sceptique, j'ai pu rapidement valider sa théorie. Le bougre disait vrai.
Un calvaire, un chemin de croix. Après une journée de marche, mes pieds perclus d'ampoules et d'échauffements envoyaient des millions de stimuli à mon cerveau lobotomisé.
par tinkywinkyviolet
publié dans :
3615 MyLife
2
recommander
Voir tous les articles