Si j'étais une entreprise aucun autre autre slogan ne serait plus adéquat que celui ci.
A chaque fois je pense faire une jolie rencontre il y a toujours un gigantesque grain de sable qui vient gripper la machine. Car oui, mon être est une machine, sensible, précise, qui supporte mal les brusqueries, qui nécessite qu'on prenne soin d'elle, qu'on la bichonne.
Derniers faits en date : une très jolie discussion avec une femme plein d'humour, de répartie, de culture, de fantaisie, de décalage, de second degré. Bref tout ce que j'aime. Des heures de causette à bâtons rompus au téléphone. Le parfais feeling. Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas dans un tel état. Arrive le jour J à la fois tant attendu, tant redouté de la rencontre en vrai, en « live ». Quelques photos de piètre qualité de sa part ne m'ont pas permis de me faire une idée valable sur la fille en question. Mais c'est pas grave, j'suis à fond, tout love-love, avec des milliers d'idées qui fusent dans mon crane, des tas de mini films déjà montés, prêts à être projetés au grand public.
Et soudain c'est le drame ! Dès la rencontre, le premier regard, j'ai de suite compris que c'était mort, que l'oiseau rare s'est envolé, que le soufflé s'est pitoyablement affalé. Cela ne va pas le faire. Je bloque, je me cabre, je suis crispé.
Les raisons de la colère ? Certes je ne suis pas bien grand je peux pas le nier mais C. ne jouais pas du tout dans la même catégorie que moi. Je faisais figure d'un vrai nain à ses cotés, elle et ses talons ! La lose ! Physiquement ce n'était pas vraiment ca non plus. Moi et mes idéaux. Vous reprendrez bien une seconde dose de lose ? Cependant les très agréables moments passés à discuter de nos vies, de notre conception du monde, de ce qui nous faisait vibrer, la vie de couple idéale, j'en passe et des meilleures ne sont pas à remettre en cause.
Non rien de rien je ne regrette rien. La vie est juste mal faite.
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