Mercredi 8 juillet 2009
Ma nouvelle lubie à moindre frais du moment est de vouloir faire pousser avec amour de la menthe sur mon balcon afin de pouvoir directement se fournir en feuilles pour confectionner des Mojito. Ouais !

D’ailleurs D. m'avait entre autre offert pour mon anniversaire le kit du parfait bobo à main vert clair :   des jardinières, du terreau ainsi que des graines de differentes plantes aromatiques (basilic, persil, ciboulette). J'ai joué le jeu, j'ai mis tout ce petit monde en pot et j'ai copieusement arrosé le tout, attendant que Dame Nature fasse son oeuvre.

Persil et ciboulette, je connais, rien de bien nouveau sous le soleil, mes parents en on toujours eu dans le jardin.  Par contre pour ce qui est du basilic c'est une petite première. Mais qu'à cela ne tienne, je verrai bien une fois les pousses sorties de terre. A force de lui diffuser de la musique classique (adagio for strings in C d'Albinoni) et accessoirement de lui balancer de la flotte sur la troche mon basilic pointe à vitesse grand V. Je suis tout de même déçu car les feuilles ne sont pas si odorantes que cela, voire pas du tout.

Apres une investigation botanique poussée digne d'une Julie Lescaut des campagnes,  il s'avère que ce sont de certes jolies mauvaises herbes, parfaites usurpatrices qui sont devenues les reines de la jardinière.  Je me suis laissé berner. Les plants de basilic sont quant à eu restés minuscules, bien planqués, relégués au second plan. J'aurai pas eu l'air con avec des herbes folles dans mes pasta !

« Chérie, je te présente ZE  spécialité maison :  pâtes, sauce tomate, basilic. Tu vas te pourlécher les babines,  grande gourmande que tu es !

Allô le centre anti-poison ! Vous pouvez m’envoyer un hélicoptère de toute urgence ? »


(*) Pour éliminer les mauvais Serbes !
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Mardi 7 juillet 2009
"- Moi j'ai mon anniv qui tombe en juillet mais personne n'est dispo en raison des vacances d'été
 -  tu parles,  moi c'est pas mieux, je l'ai en juin mais période  d'exams oblige,  personne ne vient non plus.
 - pfff moi je l'ai en septembre et à cause de la rentrée c'est le meme topo" 


Je ne pouvais  rester muet  :

- "bah moi j'ai bien mon anniversaire en mai mais ... j'ai pas d'amis"

Vie de merde !
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Jeudi 2 juillet 2009
Une mauvaise chute à vélo me permis de faire connaissance pour la première fois avec les sièges austères  de la salle d'attente surchargée des urgences. Mon imaginaire d’adolescent espérait voir débouler à travers les larges couloirs une énergique Carol Hattaway entraînant dans son sillage le sémillant Docteur Ross.  Il n'en fût rien !

Une forte douleur me lance le poignet. La gène conséquente au niveau du thorax et de l'abdomen m’inquiète davantage. Je n'ai pas fait dans la demi mesure, je me suis étalé de tout mon long sur le bitume encore chaud sous l’œil goguenard des passants. La concentration démesurée d’alcool dans mes veines, résultante d'une soirée arrosée, suffit à expliquer l'origine du vol  plané.

Anesthésié par une quantité indécente de Margarita, j'explique tant bien que mal à l'interne  acquis à ma cause mon équipée sauvage cyclo-ethylique. Résultat des courses : mon poignet est luxé, je m'y attendais. J'en serais quitte pour une immobilisation prolongée de l'avant bras.  En revanche des examens plus approfondis sont nécessaires pour déterminer si d'éventuelles lésions au niveau du tronc sont présentes. 

Apres une batterie de tests (radiographie, échographie, scanner) ainsi qu'un  interminable conciliabule du personnel hospitalier, le médecin fini par m'annoncer que mon pronostic vital n'est en rien engagé. La violente chute n'a entraînée ni côtes cassées ni écrasement d'organes.  L'interne un brin perturbé par ma personne me convoque néanmoins pour le lendemain. Lui aurais-je tapé dans l’œil ?

Apres une désagréable nuit passée à décuver j'arpente à nouveau les couloirs du centre hospitalier en quête de mon toubib préféré. Il m'invite à le suivre dans son exigu bureau à la décoration sommaire. Sans tergiverser il m'annonce sans tact que les examens de la veille ont décelé  au grand jour les traces d'un cancer généralisé à un stade avancé. Tout deviens limpide. Je réalise qu'il n'en voulait pas à mes beaux yeux mais qu'il souhaitai énoncer  son verdict en face d’un patient lucide et  réceptif, en pleine possession de ses moyens plutôt qu’à un tas de viande saoule.

Le monde s'écroule. Je perds pieds. Le film de ma vie repasse mais fait étrange aucun moments en particulier ne prends le dessus. Puis très vite s'entrechoquent une multitude de questions.

Comment est-ce possible ? Je suis pourtant en apparente bonne forme, j'ai toujours fait du sport,   mon hygiène de vie est loin d'être déplorable. De plus aucun signes avant coureur étaient susceptibles de présager le pire. 

D'une touchante candeur je lui demande si le processus destructeur est reversible. Devant sa réponse on ne peut plus alambiquée je considère mon sort comme scellé. Je passe à l'attaque, je m'enquiert de mon espérance de vie. Sans pouvoir être précis le docteur en médecine me fait comprendre que c'est le moment ou jamais de mettre la paquet car il est fort probable que je ne connaisse jamais le vainqueur de la prochaine coupe du monde.

Plus rien ne sera jamais plus comme avant.

A présent le temps m'est compté. Je dois de toute urgence échafauder un plan de bataille. Pas pour me battre contre la maladie car la lutte est disproportionnée, le combat perdu d'avance. D’ailleurs seul dans la bible David parvient à terrasser Goliath. Ma tâche va consister à organiser du mieux possible les mois qu’ils me restent sur cette bonne vieille terre.  L’art d’en profiter au maximum, de croquer à pleines dents la quintessence de la vie, de sucer la moelle quitte à  se heurter à  l'os. Il n'y a pas un instant à perdre, je me reposerai quand je serai mort. Fonce et ne te retourne pas ! 

Une nouvelle ère s’ouvre à moi, forte d’expériences d’un genre nouveau. Conscient de tirer mes dernières cartouches, je dilapide des sommes somptuaires en pseudo rêves de jeunesse, en  d'inutiles nécessités, en coûteux gadgets, en caprices de stars.
Je pose mes valises sur les plus belles plages du monde, dans d’insoupçonnés coins de paradis. Je donne libre cours  aux plaisirs débridés, réalisant d'inavouables fantasmes lors de frasques sexuelles. Tel un nabab je me vautre dans le stupre et la luxure, goûte aux paradis artificiels, franchis  la ligne blanche.

Au bout de trois semaines je suis las, fatigué de faire la fête, de dépenser sans compter, de palper la superficialité et la suffisance dans toute sa splendeur. Je côtoie des personnes peu intéressantes, certes physiquement intelligentes mais aux antipodes de mon moi profond et de mes aspirations premières.   Serais-je passé à coté de l'essentiel ? A coté de l'essence même de l'existence ? Je me résous à accepter que l’étincelle ne s’est pas produite, que la symbiose n’a pas eu lieu. Je décide de faire fi de tout mes artificiels amis qui s’agglutinent autour de moi  et pars en quête d’hommes et de femmes davantage intéressés par ma personne que par mon AmEx rutilante.

Simplicité, authenticité et découverte seront dès lors les nouveaux maîtres mots, à l'instar du voyage initiatique d’Homère. J'ai besoin d'entendre la Terre respirer, de me frotter à sa population, d'échanger. Lors d’un dernier baroud d’honneur je veux crier à qui veut l’entendre que suis toujours bel et bien de ce monde et que je veux aller à la rencontre de celui-ci.

Je voyage à l'aveuglette, là ou me porte le vent. Je dors à la belle étoile, les yeux plongés dans les astres. Les luxueux hôtels des précédentes semaines avaient en tout et pour tout 5 étoiles. A présent la voûte céleste est en mesure de m'en offrir des milliers.  Je parcours le monde par monts et par vaux , vogue contre vents et marées. Je rencontre des personnages atypiques, pittoresques, attachant, touchant, d'une simplicité déconcertante, véritables puis de savoir.  La barrière de la langue ne semble plus une  montagne infranchissable. J’ai le sentiment de renaître.

Afin de ne pas sombrer dans le mélo je mets toujours un point d’honneur à ne jamais mentionner l'origine de ma démarche, de ne jamais faire écho de la maladie qui me ronge inexorablement. Je reste quoi qu'il arrive positif, digne, droit dans mes bottes malgré le spectre d'une mort imminente  qui plane au dessus de ma tête.  En l'espace de deux mois grâce aux transports modernes j'ai écumé trois continents au cours de mon périple , côtoyé quasi toutes les populations et classes sociales qu’il soit, affronté presque tout les climats et foulé pléthore  de paysages d’une diversité sans pareil.

Je me sens bien, l'inconnu ne me fait plus peur. Chaque jour passé est une bénédiction. J'ai la fausse impression que plus rien ne peut m'arrêter. J’ai eu la chance de pouvoir toucher le bonheur du bout des doigts.  Je n’en perds pas pour autant ma lucidité car je sais que mon combat contre la montre est déjà bien entamé et que mon sursis tient à fil ténu. Je me prépare à passer le flambeau, à fermer la boutique puis à baisser le rideau. Show must go on disait l'autre.

Tout là haut, le Créateur n’a sans doute pas du être indifférent à mon épique épopée.  N'ayez crainte Ô Tout Puissant,  je n'essaie pas de me défausser, ni même d'aller à l'encontre de ma destinée.  Vous pouvez dors et déjà me réserver un couchage car très bientôt je sais que … j'irai dormir chez vous.
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Mercredi 1 juillet 2009
Je prends doucement conscience que si je n'ai pas d'amis  c'est peut-être en partie parce que j’ai tendance à les prendre de haut, sans vraiment toujours m’en rendre compte.

Phase de socialisation oblige , j’ai décidé de passer de la pommade, de faire risette et d’appliquer la méthode du « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

Mise en situation : "quand une personne décide de se suicider en sautant dans le vide, en général son cœur lâche avant qu'il n'atteigne le sol"

Soit ! Face à une pareille affirmation en mousse je reste plus sceptique qu'une fosse mal vidangée mais je m’abstiens malgré tout d’émettre la moindre contradiction, de mettre en exergue mon esprit inné de contradiction. 

Quelques jours passent et je repense à cette phrase grotesque à fort potentiel médico-technique. Soudain la lumière fût. Alors Ducon ? Quid des parachutistes et des sauteurs à l'élastique ? Si un arrêt cardiaque se produit dès qu’un corps est en chute libre leurs rangs seraient décimés. CQFD ! Jeu set et match !

Pas de violence c’est presque les vacances ! Mon silence jouera qui sait en ma faveur, je vais peut-être me faire un ami même si celui-ci est équipé en série d’un QI d’opossum !

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Mardi 30 juin 2009
V. me faisait souligner que l'année prochaine j'aurai l'age du Christ. Enfin plus précisément,  l'age qu'avait Jésus lorsqu'il est mort sur la croix (bien que Jésus never die mais ça c'est une autre histoire).

Mickael Jackson est quant à lui bel et bien décédé. MJ, un artiste qui avait touché des millions de personnes à travers la planète, même des enfants ! Les médias nous inondent de rétrospectives retraçant le parcours du roi de la pop. A huit ans il a fait tels et tels trucs, tandis qu'à 20 ans blabla, puis à 28 ans woouah  et ainsi de suite.

Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle en notre MJ en kit et notre bon JC des familles. Quel est donc le CV du prophète des chrétiens ? J'suis sur qu'il y a des blancs, des périodes de flou un peu honteuses au cours de son existence.  On  connaît tous ses principaux faits d'arme (marcher sur l'eau, la multiplication des pains, rendre la vue à un aveugle, ses paraboles à rendre fou un mathématicien ...) mais ces faits sont concentrés uniquement sur ses dernières années de vie.

La grande question qui me turlupine c'est de savoir ce que Jésus à bien pu faire durant toute sa jeunesse, son adolescence et son début de vie d’adulte. Personne n’en parle. Il a glandé chez lui comme un nolife ? Il faisait parti d'un gang ? C'était un fêtard invétéré (*) ? Avait-il une cops ? Est-il allé aux putes ?   Le mystère reste entier. Seule la lumière a été faite uniquement sur sa prolifique fin de sa vie.

Peut-être qu'au fond il n'a rien branlé de 95 % de son existence (toute ressemblance avec un blogueur serait purement fortuite), et qu'un beau matin il s'est dit que tout ceci avait assez duré, qu'il est temps de se sortir les doigts, de mettre le paquet et s’insuffler une dynamique nouvelle . Jésus est alors parti chemin faisant prêcher la bonne parole à qui veut l'entendre et accoirement assurer le spectacle grâce à des miracles de derrière les fagots. 

Je ne vois pas d'autre explications. Il a mis la gomme tout à la fin, ce fut payant, car ses folles pérégrinations sont restées ancrées dans la mémoire collective du quasi tout à chacun.

Si cela se trouve je vais suivre ses traces ... ou pas

(*) changer déliberement l'eau en vin permet de d'imaginer certains elements de réponse
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Vendredi 26 juin 2009
La semaine avance et S. ne s'est toujours pas manifestée. C'était prévisible.  A vrai dire je ne m'attendais même pas à ce qu'elle le fasse. Je pense que prise de court par mon improbable appel elle a botté en touche. Plutôt que de me dire de façon directe et sans tact  que je n'étais pas son style de mec elle a tenté une habile pirouette en me laissant miroiter qu'elle m'appellerait

Si j'avais été dans sa situation j'aurai sans doute fait pareil. Je ne lui en veut point. J'ai joué, j'ai perdu ! Je n'aurai au moins pas de regrets.

Que le grand crique me croque ! Aurais-je parlé trop vite ?  Mon portable vibre, oh oh un appel masqué. Je décroche et tombe sur une voix de femme qui me propose de la rencontrer pour faire un ... point sur mes différents placements du moment. Salope de conseillère financier !
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Jeudi 18 juin 2009
Comme le disait Napaléon, ca se corse ! La formation entre dans le vif du sujet, finie la branlette !

Le soir je rejoins encore et toujours de parfaits inconnus pour profiter de l'happy hour dans un bar jouxtant les Champs. L'endroit se veut certes sympa mais le passage incessant des voitures dénature le cadre. C'est donc ça la grande classe parisienne ? Un truc doit m'échapper, moi petit provincial à entendre les autres je passe mon temps en Allemagne à faire des soirées choucroute et manger des bretzels. Y'a des claques qui se perdent. Est-ce que je demande aux parisiens s'ils se réunissent pour bouffer des champignons ?

Au bout d'une heure tout le monde lève  le camp et regagne sa banlieue merdique. Tous ? Tous sauf un qui se rend à une soirée after work à deux pas d'ici. Je le suis. Je ne saisi pas toutes les subtilités de l'afer work mais cela ne me semble en rien insurmontable. Je fais semblant de maitriser, de n'etre surpris de rien.  Je me lance, Didier (Didier des Champs !)  sera mon guide, mon mentor le temps d'une soirée. On arrive devant la boite. On fait la queue dans la rue, le suprême du raffinement, montrer qu'on a une vie, montrer qu'on sort, qu'on dépense son fric. Le dress code en rigueur est  plutôt chemise et veste de costume. Je suis un tantinet inquiet avec mon jean et ma certes jolie chemisette. Je ne ressemble pas à l'as de pique mais je ne peux pas pour autant prétendre etre sapé comme un milord. Au pire si je me fait refouler j'en profiterais pour faire des emplettes parmi les innombrables boutiques de l'avenue. 
Le videur nous fait signe d'entrer. Ah il fallait imprimer le carton d'invitation ? Bah mince ! Au final  le résultat sera le même, je paierai mon entrée au même prix que le péquin moyen.

Mon führer, pensant que je débarque de Mars,  m'explique en deux mots le principe de la soirée : y'a un buffet et  un open bar champagne. Je picore un peu de salade de pâtes, mange de la pastèque et m'envoie des coupes de mauvais champagne en un temps record.

Ma besace de facteur pas hype pour un sous m'encombre. De plus je suis obligé d'avoir un œil constant sur elle. Bah ouais y'a toute ma vie là dedans (papiers, appareil photo, billet de train …) Du coup je ne m'aventure pas sur le dance floor, de corvée de surveillage de sac !

Arg !  L'open bar est closed ! C'est pas grave j'ai ma dose. L'alcool commence d'ailleurs à faire effet. Je m'en vais comme un prince.

Par la puissance du crane ancestrale, je reclame la force toute puissante. Je me refugie dans une rue  plus calme et j'appele S. , mon texte à la main. Je prie pour tomber sur son répondeur afin de lui lire le mini roman que j'ai pondu lors d'un flash durant la journée. Bordel elle décroche ! Je suis à la masse, je parle comme un débile. Je commence à lire mot pour mot pour mot, lui expliquant que je suis formidable (rien que ca !), que je suis accessoirement l'ex à D. et que j'aimerai bien qu'on prenne un verre ensemble.  Effet de surprise oblige, elle mouline pour me re situer mais ne dit pas non pour autant à ma proposition venue du cosmos. Oh oh ! Elle me rappelle la semaine prochaine.
Yes je l'ai fait ! Merci les bulles ! Par contre je n'insisterai en rien si elle ne daigne pas me contacter. Ce qui est d'ailleurs fort probable. Prémonition, j'ai mémorisé son numéro sous « S. râteau ».

Dans le métro je suis sur mon nuage , je suis prêt à accoster la rame entière ! Je lance une boutade à ma voisine. Consciente de mon génie elle me propose … du rab de baguette ! Je refuse car à présent je ne mange plus que des canapés au saumon et des petits fours.

De retour dans mon palace, mon cours de LV4 malgache débute. Courage ! Demain j'me barre et je ne reviens plus jamais.
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Mercredi 17 juin 2009
Toujours finger in the nose ! Mon voisin est par contre un boulet fini en plus il n'arrête pas de lorgner vers moi sans raison apparente. En tout ca me fait plaisir de découvrir qu'il existe plus nul que moi. Mon estime de moi, en temps normal bien basse est remontée depuis début de semaine. Et ca c'est une bonne nouvelle.

Bonne nouvelle ? Vous avez dit bonne nouvelle ? Ah transition quand tu nous tiens. Ce soir j'assiste à une représentation de comiques en devenir ou s'etant  déjà frotté au milieu. Le spectacle se passe à l'étage  d'un resto/bar rue … bonne nouvelle ! Bah oui faut suivre  !
Un jury est présent afin de leur donner un avis pas toujours objectif, de leur prodiguer des conseils ou de leur donner un coup de bambou sur la nuque quand ils sont fins nuls. Accessoirement aussi pour dénicher la perle rare si d'aventure est se présentait. Elle n'est pas venue ce soir là , ou alors elle était très bien cachée. Ce n'est pas bien grave, le notion du bonheur est ailleurs car j'ai pu apercevoir de dos Paul Belmondo parmi le jury. Cherchez l'erreur !

Les artistes se suivent et ne se ressemblent pas. Tant au niveau de leur registre (imitateur, comique loufoque, comique ethnique, chansonnier …)  que de leur performance à proprement dites. La qualité de leur prestation est disparate et oscille entre presque  bon et mauvais.  Pour une représentation gratuite je ne m'attendais pas à plus.
Mention spéciale à Jessica Cohen pour ses chansons originales et barrées. J'ai beaucoup apprécié la signification de l'amour au sparadrap : «  s'arracher vite pour ne pas que cela fasse mal ». Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à quelqu'un.

Bigre ! Il fait chaud dans la pièce. Je papote avec ma voisine et je siffle des bières achetées à un prix prohibitif. Mais je m'en fout, je suis dans le move, je profite. De toute façons je mangerai liquide ce soir.

En sortant des chiottes je croise Paul Belmondo. Yes ! Trop l'éclate. Dans ma tête j'me dit « yeah man, tu peux y aller tranquillou je n'ai pas pissé sur la lunette ni marqué mon territoire ! »

Un fois la représentation terminée je prends encore un verre en terrasse avec quelques irréductibles,  à débriefer sur les comiques qui se sont succédés.

J'arrive pile à l'heure pour mon cours collectif d'hindou. A une heure du mat passée je gueule comme un putois pour que cela cesse.
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Mardi 16 juin 2009
« Ecoute passe une bonne semaine à Paris. Mais je préfère qu'on en reste là ! Un peu limite le coup d'hier. Autre chose à faire que la pute. Bye »

Hé minute papillon ! La pute ? Quelle pute ? Tout de suite les grands mots. As-tu vu la moindre trace d'argent ? Alors pô pô pô !

Sa réponse m'arrange, je vais ainsi pouvoir assister aux sorties que je m'étais dégotées afin d'occuper mes soirées et de moins entendre mes voisins de chambre/palier/étage qui hurlent en congolais du sud, en roumain ou même dans la langue de Molière.

Quand je suis à Paris je prends vite le pli, je me surprends à marcher d'un bon pas et de ne pas rechigner à passer 3/4h matin et soir dans les transports en commun. Dire qu'à Strasbourg je fais des bons quand je suis coincé dans les bouchons et que je mets une demi heure pour aller bosser.

La journée de formation est plaisante. Je pige tout, je suis content, limite curieux d'en apprendre plus. Je suis agréablement surpris de ma propre attitude. Cette formation arriverait-elle contre toute attente à point nommé ?

Ce soir j'ai loup-garou. Yes ! … Jusqu'à ce que je ne déchante. Le courant ne passe pas trop bien avec les autres joueurs, je suis un peu à coté de la plaque. Faute de les connaitre, ce qui est on ne peut plus logique, j'ai du mal à rebondir à leur private jokes.  Lors des phases de jeu cela ne se passe guère mieux. Je suis un peu dérouté par la façon dont les tours se déroulent. Mais le plus grave c'est que je n'arrive pas à faire passer mes idées. Lorsque je prends la parole pour m'innocenter l'effet contraire se produit tant mes propos sont confus. Je m'enfonce, je rame et deviens du coup un suspect aux longues dents.  Évidement on m'élimine à la quasi unanimité. Arg ! Vivement ma formation de prise de parole en public.

Je n'insiste pas trop, mauvaise pioche, mauvais choix. A 23h je suis à l'hôtel, certes déçu de ma soirée mais  content qu'elle ai pu être révélatrice de mon manque d'aisance à l'oral. Je me console avec le cours de gabonais qui vient juste de commencer.
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Lundi 15 juin 2009
Voyagez léger qu'ils disaient ! D'autant plus que du beau temps est annoncé sur toute la France et ce durant toute la semaine. Merci madame météo pour cette bonne nouvelle. Que demande le peuple ? Du coup j'ai le strict nécessaire dans mon sac, pas de fioritures ni d'inutiles couches de vêtements. Bon évidement à l'approche de la capitale il fait gris, il pleuviote, j'ai presque froid. Le doute m'envahit, j'ai du regarder les prévisions météo d'un autre pays.  Bienvenue en automne ! Bravo ! Je remets cinq francs dans le nourrain !

J'étais à vrai dire assez inquiet à l'idée de suivre cette formation. J'avais peur d'être bien vite submergé par un flot de technicité. La première journée n'en prends par le chemin, bien au contraire. Je me balade, le cours fait pour l'instant office de révisions.

Les participants ont quasi tous de bonnes têtes de vainqueurs. La formatrice quand à elle ressemble à Susan Boyle. Hasard, mon voisin de table travaille dans la même « maison » que moi. Dire que je risque d'être comme lui d'ici 20/25 ans complètement à l'ouest, avec 2 de tension, se disant qu'un p'tit jeune fera sans doute mieux son travail et qu'il est urgent de se la couler douce.  Cette projection dans le futur m'effraie, il faut que je fasse autre chose de ma vie. Et vite.

En fin de journée je regagne  ma merveilleuse suite dans mon non moins merveilleux quartier (Gare du Nord/Gare de l'Est). Je réalise que je n'ai pas été des plus inspiré en visant ce coin. Mais faute d'avoir une boite peu regardante sur les remboursements de frais, je suis contraint de me rabattre sur des hôtels au standing douteux.  Même avec plein de bonne volonté j'aurai galéré pour trouver une autre alternative, le salon du Bourget monopolise pas mal de ressources hôtelières en ce moment. Le point positif  il y en a tout de même un et celui d'être à proximité du RER afin d'optimiser mes déplacements. Je suis dans Paris intra-muros, c'est tout de même plus sympa pour les sorties du soir. Voilà pour la minute logistique.

Place à présent au quart d'heure social voire humanitaire. Ce soir, c'est le grand soir, je vais concrétiser deux mois d'insipides discussions MSNesques avec une verbeuse nana, inintéressante au possible, au caractère trempé, un peu racaille et aux neurones clairsemés. Le chainon manquant entre la poule d'eau et le flan au pruneaux. Une chose est sure on ne va pas s'enflammer sur la refonte de l'Europe ni même sur la symphonie inachevée de Beethoven.  Je vais la laisser parler, advienne que pourra.

On se pose dans la première brasserie venue à coté de la gare du Nord. Le truc classe ! Je ne fait pas les choses à moitié. C'est la lose mais cela semble lui convenir. Ouf ! Manquerait plus qu'elle morde !

J'essaie tant bien que mal de faire bonne figure en prenant un air intéressé et curieux. J'aligne de temps en temps une ou deux vraies phrases histoire qu'elle ne se rende pas compte qu'elle parle à un mur. Je mens en disant que je n'ai pas faim. Peine perdue, elle souhaite manger. On se retrouve dans un « grec ». Ouais faut dire grec, cela fait plus classe que de dire « turc ». En gros on est assis comme des cons dans un kébab ! Je surkiffe ! Je me laisse finalement tenter par la nourriture grec-que ! Hu-hu ! Des frites molles et grasses accompagnées d'un brochette d'agneau pas assez cuite. Re racontage de vie, enfin surtout de la sienne. Je ne dévoile rien. Je réfléchis surtout à ce qui potentiellement va pouvoir se passer après. Qu'elle me dise qu'elle va rentrer chez sa mère et que la soirée s'arrête là est une alternative qui ne m'aurait pas déplus. L'histoire ne se passe pas ainsi. Arg ! Elle souhaite faire un tour à l'hôtel. Je l'emmène donc dans ma chambre du tiers-monde.

Alors qu'on est à peine dévêtus, le téléphone retenti. Le room service nous propose gracieusement du champagne et des langoustes. En fait non, c'est le réceptionniste qui veut savoir si la madame va dormir ici moyennant un supplément pour la chambre. Sans concertation aucune, je lui répond que non ! Des fois je suis classe ! Le ton est donné. Hé oui Simone va pas falloir lambiner en chemin si tu  ne veux pas rater le dernier métro. Je luis propose tout de même qu'on se revoit au cours de la semaine.   Je fais même mine d'être confus et tourmenté. Pas sur que mon manège lui fasse un quelconque effet.
Publié dans : Meeting Joe Black
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Samedi 13 juin 2009
Je serai en formation durant toute la semaine prochaine.  Cette perspective ne me fait pas trépigner de joie. Ce fut pourtant le cas à une certaine époque, à mes débuts notamment. J'étais rassuré et un brin flatté de savoir que mes supérieurs allaient me prendre en main, me donner ma chance et m'offrir un accessit aux connaissances manquantes ou bien trop scolaires.

Sauf que cette formation en question primo j'en ai un peu rien à foutre, deuxio elle s'annonce ultra technique et tertio qu' hormis la mentionner sur un CV je ne distingue pas trop  la valeur ajoutée qu'elle va m'apporter. Disons plutôt qu'elle vient à l'encontre de mon envie de me détacher de l'aspect technique et que cela me fait rempiler dans un domaine que j'essaie de fuir. Je nage à contre courant de mes désirs.

Cela me permettra au moins de faire un certaine coupure avec le boulot et de me rapprocher un peu plus de mes congés estivaux.
Publié dans : Taf le chien
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Mardi 9 juin 2009
Plus de D., plus idées. Plus rien à déblatérer sur mon blog miteux . C'était quand même bien le bon vieux temps où j'avais mon lot d'anecdotes cocasses ! A présent me voila rangé des mobylettes, à nouveau dans la relative monotonie du quotidien. 

Mon ultime baroud d'honneur va consister à lui soutirer avec tact le n° d'une de ses connaissances/copine. Disposer du précieux sésame semble du domaine du réalisable. En revanche la suite s'apparente davantage à l'escalade de l'Everest qu'à une promenade de santé.  Autant avec D. je m'étais attaqué à l'élève, par contre cette fois si c'est bel et bien au professeur dont j'aurai affaire. Oublie que tu n'as aucune chance et fonce !

Barack Obama était en France, notamment sur les plages du débarquement de Normandie, à l'occasion des 65 ans de celui-ci. L'hystérie suscitée  autour de cet homme me laisse pantois. Je pense surtout aux millions de déçus qu'il va entraîner dans son sillage. Le nouveau président américain a tellement promis, tellement fait d'effet d'annonces, tellement vendu de l'espoir en barres qu'il va bien vite se casser les dents. Plus dure sera la chute. Au final la terre entière va se rendre compte que ce n'est qu'un homme fait de chair et de sang, que ses journées ne font que 24 heures et que quand il pète ce n'est pas du Chanel N°5 qui se diffuse  !

La droite a remporté une victoire paraît-il historique aux élections européennes. Ah ? Comment se fait-se ? Une droite pourtant si décriée, si impopulaire avec son président omniprésent aux manettes. Un quelconque mécanisme doit m'échapper. Malgré d'impopulaires reformes en veux-tu en voila l' UMP et sa politique décomplexée arrive à faire son petit bonhomme de chemin.  Je ne suis pas allé voter tant ces élections ne me parlaient pas. Pourtant je me considère comme un citoyen plutôt exemplaire.

Bayrou que je pensais un brin moins limité que ses congénères l'est au final tout autant.  Sa voix monocorde et son faible débit de parole m'insupporte.
Publié dans : Tout venant
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Mardi 2 juin 2009
Voila c'est fini. Au vu de mon courage légendaire, j'ai laissé D. faire le sale boulot. A sa demande on a fait sommairement le bilan de nos deux mois de relation chaotique . On est tombé d'accord sur le fait que la situation soit  irréversible et que se donner du temps supplémentaire n'arrangerait rien.

Je pensais que la fin était inéluctable mais je ne pensais pas qu'elle subviendrai là maintenant, pas aujourd’hui. D'autant plus que la soirée barbecue de la veille fut  fort plaisante.

[ Moult victuailles et breuvages à foison, de la zic et des invités sympa. Bon d'accord j'ai fini pompette. J'ai bu comme un trou, discuté avec des tas de gens, beuglé des conneries au micro comme un gros lourd, harangué la foule,  dansé sur du Britney. D. a eu du mal à me reconnaître. Elle ne m'a jamais vu autant parler. Je me suis même permis de commettre un attentat botanique en gerbant dans un espace de plantations appartenant à la commune. Fin mort la classe ultime continue de m'habiter !
 Je souhaiterai  volontiers revoir certaines frimousses. Surtout quand on s'entend dire par l'organisatrice que je suis génial. Mais ce n'est pas le sujet.]

Son nom elle le signe à la pointe de l’épée d’un D qui veut dire ... dégage ! Je suis malgré tout triste, une page certes de brouillon se tourne.  Je n'avais quasi aucun sentiments pour cette fille mais cela me fait tout de même un micro pincement au cœur . Au moment de quitter son appartement moisi, la mine grave, le regard bas et crispé,  j'ai feins de déposer une petite larme. D s'en ai rendu compte, l'essentiel est là. J'espère qu'elle cogitera un peu. Quel comédien je fais ! Je m' épate moi même.    

Je crois surtout que cette séparation tombe à point nommé pour elle. J'ai en effet de fortes présomptions  qu'elle est allée s'ouvrir l'appétit ailleurs. Le traiteur étant même venu livrer à domicile !   Sentant la fin proche, en rusé renard  je me suis permis d'activer l'historique de ses conversations MSN (je suis une mini pute !).

Apres analyse des logs des derniers jours je découvre que mon matricule n’est guère reluisant. J'apprendrai aussi qu'elle a eu du mal à résister à son collègue (qui plus est l'attire sexuellement)  venu chez elle pleurer dans ses jupons à la recherche de réconfort suite à une séparation imminente avec sa  copine. D. a joué les âmes charitables, à l’écouter geindre comme quoi c'est trop dur la vie et tout le toutim.   Pour le consoler elle a sans doute écarté les cuisses. Si c’est pour la bonne cause tu es pardonnée ! De toutes façons le social ou l’humanitaire ne sont pas ma tasse de thé. Va, je ne te hais point malgré que tu ais fait entrer le loup dans la bergerie.

Elle m’a vendu une fin à la Hélène et les garçons, avec ses répliques cultes :  "on reste amis, c'est mieux ainsi, je n'ai pas envie de te faire souffrir". Souffrir moi ? Vous n’y pensez pas ! Un caillou ne souffre pas ! J’ai accepté sa camelote, je ne couperai pas les ponts… de suite.

Je suis partagé entre lui dire que je suis au courant de ses (supposés) écarts ou jouer le simplet  qui ne se doute de rien.  
Si un semblant de contact est conservé et que l’on est amené à se revoir je l’aurai quand même mauvaise de passer pour le cornard de service devant ses amies confidentes,  toutes au courant des agissements de la miss.

Du coup je m'abstiens de jouer les victimes. Je pensais lui concocter un mail salé,  moralisateur au possible lui expliquant que c’est très vilain ce qu’elle a fait.  Ha-Ha ! Hôpital - Charité ; Paille – Poutre.  Toussa ! Un joli  copier/coller de l’historique aurait été du plus bel effet  ou  bien encore lui envoyer l'adresse de mon blog afin qu'elle sache tout le bien fondé que j'éprouve à son sujet ! Mais chut !  Cela ferai désordre.  Je ne peux pas me permettre de la traiter de salope étant donné que je boxe dans la même catégorie, voire la catégorie supérieure.

Tout ce qui est arrivé était écrit, tout était archi prévisible. Je n'ai pas mal, je n'éprouve rien. Cet ersatz de relation ne m'a quasi rien apporté si ce n'est d'être dans la relative "normalité" durant deux mois. J’ai pris conscience qu’avec mon four micro-ondes grill chaleur pulsée j’étais en mesure de concocter des tas de petits plats. Merci D. de m’avoir ouvert les yeux à ce sujet.  Tout n'était pas que pure perte de temps.
Publié dans : 3615 MyLife
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Vendredi 29 mai 2009
J’ai jusqu’à la fin du mois pour répondre si je serai présent (ou non)  lors du (re) mariage de mon cousin. La date fatidique approche mais j’attendrai tout de meme  jusqu’au dernier moment pour leur signifier de ma venue.
J’ai été davantage prompt à rédiger ma déclaration d’impôts.  De toutes façons, j’appréhende les mariages familiaux, d’ailleurs qu’est-ce que le mot famille veut-il encore dire ? Ma mère n’est même pas sure de participer à la cérémonie tant les relations sont houleuses avec mon père.  Je peux la comprendre, elle se venge.
Une chose est sure,  je ne serai pas capitaine de soirée. Oh que non !  J’espère que d’ici là j’aurai perdu quelques kilos afin de me laisser une marge qui me permettra d’engloutir moult quantité d’alcool sans culpabiliser.
D. est au courant de cet évènement (qui pour moi n’en est pas un), elle a vu le faire part traîner sur la table basse du salon. Je ne lui ai même pas proposé de m’accompagner. J’ai jugé la date alors trop éloignée. Je suis en ce moment incapable d’avoir une visibilité supérieure à une semaine. 

On file un mauvais coton, je vais m’en mordre les doigts. J’ai voulu être distant, elle me rend la pareille, coups pour coups . Elle est à deux doigts de me snober, semblant me dire « mon coco tu veux jouer au plus malin, hé bien tu vas être servi ». Cela m’attriste un peu mais ne m'empeche pas pour autant de dormir.  Je ne me pose même pas la question de savoir ce qu’elle fait de ses soirées, ou est-ce qu’elle traîne et qui potentiellement fréquente-t-elle ?  Sans pour autant être perturbé outre mesure ni voir une conspiration  je me demande si elle sonde le terrain à la recherche de nouveaux prospects.  Quoi qu’il puisse m’arriver je l’aurai dans tout les cas bien cherché. 

Hier soir j’ai vraiment eux le sentiment de perdre pied. Seul des personnages pathétiques au possible sont venus m’adresser la parole sur le chat. J’aurai tant aimé qu’on me manifeste un peu d’égard, qu’on s’intéresse à moi,  me propose de sortir, de bouger.  J’étais perdu.  J’ai craqué, j’ai envoyé un mièvre sms à D. lui disant que j’étais conscient de ne pas être très loquace ces derniers temps. J’ai recu une réponse à l'image de mon envoi.

Je ne suis pas allé en répèt, je vais finir par me faire réprimander. 

Je commencé ma tentative de restriction alimentaire. Hier c’était soupe aux légumes et puis basta ! La tentation fut grande d’aller piocher dans le frigo ou dans le placard à gâteaux mais j’ai résisté non sans mal. Je me suis endormi  avec le ventre qui gargouille mais néanmoins content d’avoir récupéré avec un semblant de volonté.  (70.6 kg le matin, en boxer,  une montre au poignet, vidange effectuée). Afin d’adopter un peu de rigueur et prendre conscience que je dévie du droit chemin je vais consigner tout mes écarts caloriques dans un journal de bord
Publié dans : Tout venant
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Mercredi 27 mai 2009
Les moustiques doivent bien être les seuls à me sucer par les temps qui courent ! Ah-ha je suis drôle, je n’en fait pas du tout des tonnes ! Ces derniers temps   je suis  cynique, ronchon,  blasé, trimballant laborieusement ma coquille de Calimero  Ouais , la vie c’est trop trop pinZuste !

Il faut vraiment que je me secoue les puces et que je fasse davantage de sport. Cela doit bien faire un mois que je n’ai pas transpiré de façon conséquente. La médecine du travail ne va pas tarder à me tomber dessus pour la visite annuelle. Le charlatan de médecin va me dire que j’ai grossi, ce qui n’est d’ailleurs pas erroné.  Mais je n’ai pas pour autant envie de lui laisser ce plaisir, incompétent notoire qu’il est.

Le signal d’alarme s’est déclenché lors d’une mini phase shopping. J’ai repéré  un fort joli tee shirt  parmi des montagnes de fringues  soit moches et/ou inabordables . Une fois le vêtement sur moi j’ai vite déchanté car la coupe se voulait pour mon malheur cintrée et un brin moulante. J’ai  abdiqué, quitté la cabine d’essayage la mine grave. En l’état actuel des choses je ne peux pas porter ça, mon corps ne s’y prête pas.  Un jour peut-être, du moins je l’espère.  Je vais freiner sur la (mal)bouffe, les cochonneries sucrées que j’affectionne pourtant tellement et les boissons alcoolisées superflues.  (comme s’il était nécessaire de picoler par certains moments !)  Perrier rondelle prend garde à toi.

Enfermé dans un profond mutisme, j’ai été incapable de sortir  plus d’une phrase d’affilée. D. s’en est évidement rendu compte (qui ne s’en rendrait pas compte ? ) et s’est enquérit  de savoir ce qu’il n’allait pas. Je n’ai pas su lui répondre, ou plutôt que je n’ai pas daigné lui répondre. Mon  attitude distante et effacée s’apparente davantage à un caprice de sale gosse gâté couplé à une petite vengeance. Le menu fut frugal  : peu de contacts physique, quasi pas d’échanges verbaux , évidement pas de relation sexuelle (et toc !). A l’instar d’un  anachorète j’ai réussi à faire abstraction, je suis resté seul avec moi même.  Pendant qu’elle regardait « les experts » (une série au demeurant pitoyable malgré des couleurs léchées) je suis allé me réfugier  dans un bain chaud. Je  me suis surpris à me grimer en huître autiste,  sur le dos, la tête  quasi immergée  ; seul yeux, bouche et nez pointaient de la surface de l’eau.   J’étais presque bien, dans ma bulle, isolé des  bruits du monde extérieur. 

La politique de l’autruche n’a jamais fait avancer quiconque  mais pour ce soir je n’en accommode très bien.

A part ça mon existence est au beau fixe, Camélia-Jordana est en demi finale !
Publié dans : I'm a creep, I'm a weirdo
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  • : Un blog mimi tout plein (parait-il) avec de vrais morceaux de lose à l'intérieur. Le tout certifié sans OGM. Grâce à ce blog vous apprendrez notamment qu'une taupe est capable de creuser 91 mètres de galeries en une seule nuit. Malgré des apparences parfois trompeuses, le cynisme n'est pas ma seule raison d'être. Cependant je concède volontiers que je ne suis pas là pour parler des trains qui arrivent à l'heure.

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